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Risk manager : quel profil, quelle rémunération ?

risk manager1Le profil du « risk manager » est très différent d’une entreprise à une autre. En règle générale, son rôle est d’orchestrer des compétences autour d’un même événement.

Il peut être rattaché à la direction générale ou à la direction financière.

Un homme ? Plus de 40 ans ? Profil et expériences variés, un côté tout-terrain, mais aussi une grande gueule… Peut-être êtes-vous face à un « risk manager ». Mais, attention, sous cette appellation, les profils, les métiers peuvent être très divers.

Dans 44 % des cas, c’est la personne qui est chargée de l’assurance et de la prévention dans son entreprise (*). Dans 24 % de celles-ci, elle s’occupe de la gestion globale des risques (ERM), mais de plus en plus souvent elle cumule ces deux missions.

« Le rôle du « risk manager » est de plus en plus stratégique dans les entreprises : tous les ans, il s’amplifie, se renforce et prend du poids », juge Loïc Le Dréau, chez FM Global.

Profils et compétences variés

Concrètement, de quoi le «risk manager» s’occupe-t-il ?

Du risque de non-conformité, des risques opérationnels, des dommages, des risques de perte d’exploitation, mais aussi des risques financiers, environnementaux ou stratégiques.

« Le rôle du « risk manager » dépend énormément de l’activité de l’entreprise, de son profil et de sa culture : les risques majeurs sont liés à la compliance dans certaines activités réglementées, à la réputation dans d’autres, ou encore, parfois, à la finance ou à la fraude », explique Marc Bartel, associé responsable des métiers support pour l’Europe chez Heidrick & Struggles.

Autant dire que les compétences techniques – et la formation d’origine – varieront d’autant. « Les profils sont très hétéroclites, avec des professionnels issus de l’assurance, d’écoles de commerce, du droit ou de Sciences po, mais aussi des ingénieurs. Il faut avant tout de la maturité, de la « bouteille » et, surtout, des qualités personnelles », estime Bénédicte Huot de Luze, déléguée générale de l’Amrae.

Lesquelles ? « Il faut s’intéresser aux autres, pour bien comprendre ce qu’ils font au quotidien : extraire leur savoir et identifier les points le plus sensibles. Il faut être réaliste, pratique et convaincant, probablement un peu têtu, parce qu’il n’est pas toujours facile de faire passer des messages sur le risque. Enfin, il faut être courageux et savoir taper du poing sur la table, voire s’en aller… », juge Marc Bartel.

Rattaché à la direction générale

La fonction est, par définition, transverse.

« Le « risk manager » est le chef d’orchestre qui met en relation les gens pour trouver des solutions », résume Loïc Le Dréau. Aussi est-il, en général, rattaché soit à la direction générale (à 71 % lorsque le métier couvre assurance, prévention et gestion du risque), soit à la direction financière.

En termes de rémunération tout est possible là aussi, mais l’on peut monter très haut, surtout quand on est rattaché à la direction générale… « Un numéro trois de la gestion des risques d’un groupe touchera autour de 110.000 plus 20 % de bonus, mais le responsable « conformité » d’un beau groupe peut viser entre 250.000 et 300.000 euros par an », indique Marc Bartel.Le prix du stress ?

« Un « risk manager » ne cauchemarde jamais. Parce qu’il maîtrise son sujet », affirme avec sérénité le président de l’Amrae.
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(*) Baromètre du « risk manager » 2011 de l’Amrae.

Source : www.lesechos.fr

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