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Tu l'as, tu as le pouvoir

Femmes dirigeantes : comment elles s’imposent

Les “patronnes” ont la réputation de privilégier le concret et le relationnel, davantage que leurs homologues masculins, mais hommes et femmes semblent égaux face à la prise de fonction.

Le plafond de verre existe-t-il encore ?

Si l’évolution est sensible, surtout dans les grandes entreprises, en matière d’égalité entre les hommes et les femmes, force est de constater que les femmes PDG restent très minoritaires.

Formateurs, experts en management, dirigeants eux-mêmes… tous s’accordent à remarquer qu’il n’y a guère de spécificité en matière de prise de hautes fonctions entre les deux sexes.

Une idée développée par Mercedes Erra, fondatrice de BETC : «  L’histoire des femmes est différente de celle des hommes. Elles n’ont pas un cerveau différent, mais elles ont été élevées différemment, elles portent l’héritage de mamans et de grands-mères.

Mais quand les femmes atteignent ces postes de haut niveau, c’est qu’elles ont déjà réglé beaucoup de problèmes en amont. »

Plus de pragmatisme du côté des femmes ?

Quand les observateurs de l’entreprise reconnaissent, du bout des lèvres, des différences entre dirigeantes et dirigeants pour aborder une prise de fonction, ils jugent les premières plus concrètes, plus pragmatiques, et moins prédisposées à la « grosse tête ».

Selon Mercedes Erra, dont l’agence est spécialisée dans la stratégie de marque, les 100 jours servent surtout à « raconter l’histoire d’un dirigeant. Mais c’est aussi un temps de rencontre et de compréhension, un moment propice pour douter, choisir, puis s’y tenir.

Je crois au vrai, au réel pas à l’esbroufe, poursuit-elle. Moi, je m’occupe de marques, il ne faut pas changer pour changer. Il faut respecter l’héritage, ne pas vouloir mettre sa patte à tout prix », conclut-elle.

Quel style de leadership au féminin ?

Entre focaliser sa gouvernance sur des résultats : bien gérer, réussir… ou sur la manière : faire évoluer l’entreprise, entraîner les hommes… les dirigeantes auront, peut-être, tendance à privilégier le relationnel plus que la réalisation des tâches.

« Pour moi, le leadership est naturel, affirme Mercedes Erra. Je n’y réfléchis jamais. Je n’ai jamais eu de 100 jours, je suis montée dans la hiérarchie à l’intérieur des entreprises, je n’arrivais pas à l’improviste. Le leadership, c’est montrer une voie. Le charisme ne suffit pas sans la capacité d’entraîner avec soi. Le patron est comme une pile, il doit communiquer de l’énergie. »

S’il peut y avoir des questionnements à l’arrivée d’une femme à la tête d’une entreprise fortement masculine, dans l’industrie par exemple, généralement la greffe prend. La meilleure arme dont disposent les dirigeantes pour surmonter les préjugés, c’est de se mettre en réseau. Le nombre d’associations de femmes influentes prouve qu’elles ne s’en privent pas.

Source : www.lesechos.fr

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