CARNET D'ADRESSES

Tu l'as, tu as le pouvoir

Cinq trucs pour asseoir son leadership

100Premiers joursComment poser des actes fondateurs et tracer une feuille de route susceptible d’entraîner ses équipes, pour s’imposer sans heurt dans un poste de direction.

Le style

Ce style sera toujours comparé à l’aune de celui de son prédécesseur. Il convient d’évaluer la marque qu’il a laissée, tant dans les esprits, que dans les pratiques de l’entreprise. Le nouveau dirigeant tisse des liens en empathie avec ses équipes, mais en gardant ses distances.

Ni trop cassant, ni complaisant, il montre son implication, mais sait déléguer à bon escient. Ses premières décisions en matière de gestion du personnel seront scrutées à la loupe et laisseront une impression indélébile.

Le rythme

D’abord s’imprégner des valeurs de l’entreprise : si le nouvel arrivant au poste de direction sait qu’il ne doit pas aller trop vite, il est conscient qu’il sera jugé par sa rapidité à décider et sa capacité à trancher dans le vif. La moindre de ses hésitations crée des tensions, toujours exacerbées en période de transition. A lui d’impulser le rythme du changement : savoir transformer tout en préservant et en consolidant les fondamentaux de l’entreprise.

L’échange

Les trois premiers mois dans une nouvelle société sont largement consacrés à l’écoute et à la communication : rencontrer tous les collaborateurs et expliciter ses intentions. Dans cet exercice, la notion de réciprocité est primordiale : on apprend tout de la marche de la maison, mais on apporte son savoir-faire de manager. De la qualité de ces échanges dépendront la pertinence des remaniements engagés et des nouvelles orientations.

La preuve

Tous attendent du dirigeant des actes. Tant ses collaborateurs, auxquels il doit prouver sa légitimité, que ceux qui l’ont nommé, vis-à-vis desquels, il doit se montrer digne de confiance. En faisant preuve de loyauté à leur égard, il s’assure de leur soutien dans la mission qu’ils lui ont confiée et obtient les moyens d’atteindre les objectifs fixés. Sa situation s’en trouve confortée, il entre dans une phase de consolidation.

La vision

Les trois premiers mois de prise de fonction permettent au dirigeant d’élaborer sa vision de l’entreprise pour les deux à trois ans à venir. La référence aux 100 premiers jours a une fonction symbolique estime Gilles Amado, professeur émérite de psychosociologie des organisations à HEC : « La qualité d’un management se juge sur la durée. Ce mythe des 100 jours représente une pression mentale et opérationnelle à double tranchant pour le nouvel élu : il peut lui autoriser la présentation d’un projet nouveau, s’il bénéficie d’une lune de miel, mais il peut aussi le pousser à des décisions trop précoces, voire à une rupture inadaptée, conséquence du stress généré par ce mythe. » Les résultats d’un manager ne s’évaluent, généralement, pas avant 24 à 36 mois.

Source : www.lesechos.fr

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