CARNET D'ADRESSES

Tu l'as, tu as le pouvoir

Les trois clefs de la réussite économique durable

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????Contrairement à ce que laissent entendre les discussions entre dirigeants politiques, économiques et experts médiatiques, le développement ou la chute des entreprises dépendent d’abord de décisions internes et non des grands facteurs macro-économiques ou des cadres réglementaires. Les entrepreneurs et les acteurs du monde du travail disposent de larges marges de manœuvre et sont donc largement responsables. Le fait est là : dans tous les pays, dans tous les secteurs, des entreprises de toutes tailles réussissent, d’autres sont à la peine.

On constate que des croissances sur deux, trois décennies ou plus sont obtenues par des dirigeants parce qu’ils respectent trois principes simples :

– ils ont une vision et des ambitions à long terme les conduisent à anticiper et investir aujourd’hui pour préparer l’avenir choisi par eux ;

– ils respectent la dignité des parties prenantes internes (salariés) et externes (fournisseurs, clients…) et ont de l’empathie pour eux ;

– ils savent que l’on est plus fort à plusieurs que seuls, aussi entretiennent-ils des relations loyales avec leurs partenaires pour bénéficier de la résilience et de la créativité d’un écosystème durable d’alliances.

Avoir de l’empathie est essentiel car c’est nécessaire pour comprendre ce qui fait valeur pour son interlocuteur. Cela permet de motiver, de transformer en alliés sûrs toutes ses parties prenantes essentielles et aussi d’innover utilement, en comprenant ce que le client de demain sera disposé à payer. Rappelons que faire de la qualité en accomplissant des prouesses technologiques ne constitue qu’une dépense inutile si le prospect ne s’en rend pas compte ou trouve, à tort ou à raison, que cela ne lui apporte rien. L’innovation, c’est créer de la valeur perçue par l’autre !

Le respect de la dignité des collaborateurs répond à une exigence croissante de la société et correspond à une forte déception dans la majorité des grandes organisations, publiques et privées, particulièrement dans une France handicapée par un management hyper-hiérarchique méprisant. Au contraire, des entreprises, privées comme Favi en France ou SAS aux USA (qui pratique les 35 heures flexibles depuis 1976…), cotées en Bourse comme Costco, 5e distributeur américain, ou coopératives ouvrières comme Irizar en Espagne, démontrent jour après jour qu’il est possible de produire des objets et des services sur notre sol, dans des conditions parfaitement rentables.

Leurs dirigeants pratiquent un management respectueux basé sur la confiance, l’écoute de tous, valorisant toute l’intelligence collective. Déjà dans La Révolution de l’intelligence, premier rapport français sur l’économie de l’immatériel, nous rappelions en 1983 que le patronat japonais qualifiait de faute grave le fait de s’appuyer sur l’expérience des seuls cadres supérieurs : cela signifiait, disait-il, gâcher 90% de l’expérience de l’entreprise.

Un gâchis devenu courant avec le retour en force du Taylorisme sous la pression néo-libérale et l’obsession des contrôles contre-productifs ; un gâchis économiquement et humainement insupportable désormais, qui entretient burn-out et crise.

Ces entrepreneurs écoutent, décloisonnent leurs structures mentales autant qu’administratives ; ils responsabilisent chacun autour d’eux à tous niveaux ; ils respectent le droit à l’erreur, en valorisant et récompensant les initiatives, l’expérimentation, les partenariats ; ils recherchent constamment les synergies pour créer plus de valeur ensemble, réduire ainsi les risques. Et le succès économique est au rendez-vous. En interne, au lieu de s’adonner au plaisir pervers de diviser pour régner, ces managers s’inspirent des meilleurs chefs d’orchestre qui savent que leur devoir est d’abord

de mettre en confiance chaque membre de l’équipe pour qu’il s’efforce de dépasser constamment ses limites, rassuré par les regards bienveillants qui le soutiennent,
de construire ensuite avec tous ses collaborateurs une vision stratégique partagée.
Ce style de management participatif stimule non plus la concurrence mais l’émulation et implique d’expliquer à chacun que son rôle est non seulement de bien travailler mais de contribuer à la performance des autres, car ce qui compte est la performance globale du groupe.

Comme dans une course de relais, c’est la vitesse du témoin et non celles individuelles des coureurs qui détermine l’équipe gagnante…

Source: www.actuentreprise.com

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